Gilles Duceppe aurait mieux fait de se la fermer

16 06 2009

Quand on ne sait pas quoi dire des fois, il vaut mieux ne rien dire du tout. C’est ce qu’aurait du faire lundi le chef du Bloc Québécois Gilles Duceppe, quand il a déclaré, que s’il n’y avait pas de modification importante à la loi de l’assurance-emploi, les chômeurs ne pourraient aller en vacances|

C’est vrai que généralement, les gens qui se retrouvent sur le chômage n’ont pas les moyens financiers de partir en voyage, et comme bien d’autres, je ne verrais pas pourquoi on devrait payer pour les voyages des chômeurs.

Je me souviens que lorsque j’était délégué syndical, j’avais assisté à une assemblée syndicale , et j’avais entendu parler des cas de certains chômeurs qui s’étaient faits prendre à avoir été en voyage à l’extérieur du pays, alors qu’ils touchaient de l’assurance-emploi, et qu’ils n’avaient jamais avisé l’assurance chômage, qu’ils n’étaient pas à la recherche d’emploi, et qu’ils n’étaient pas disponibles pour travailler, afin de toucher tout de même leurs chèques d’assurance-emploi.

Ces «fraudeurs» s’étaient faits prendre grâce à un couplage de données entre divers ministères, comme le ministère des affaires extérieures et l’assurance chômage.




Des élections fédérales cet été?

05 05 2009

On aura peut-être droit à des nouvelles élections fédérales cet été. L'élément déclencheur de cette nouvelle élection: Le refus par le gouvernement Harper d'accéder à la demance de Michael Ignatieff, d'amender la loi de l'assurance-emploi, ce qui permettrait à plus de gens de pouvoir bénéficier de l'assurance emploi, pendant la durée de la crise économique.

Mais par contre, une fois la crise terminée, on retournera graduellement vers la normale, le temps de permettre à un comité «d'experts» de déterminer les nouvelles règles pour pouvoir bénéficier de ce programme.

Quelle hypocrisie des libéraux fédéraux, s'il y a moins de gens qui touchent de l'assurance-emploi, c'est justement à cause de la décision prise par le gouvernement de Jean Chrétien qui avait fait une réforme de l'assurance-emploi en 1996, qui fait en sorte que environ seulement 40% des chômeurs ont droit de toucher des prestations d'assurance-emploi, alors que les autres malchanceux, doivent se tourner vers l'aide de dernier secours, c'est-à-dire l'aide sociale.

Il ne faut pas oublier, que depuis la réforme de l'assurance-emploi en 1996, la caisse d'assurance-emploi a atteint un surplus de 54 milliards $, et que le surplus a été utilisé à d'autres fins que celles prévues lors de l'entrée en vigueur de la loi de l'assurance-chômage le 1er juillet 1941, et qui avait été créée sous le gouvernement libéral de McKenzie King.

Si les libéraux étaient vraiment sérieux, ils reviendraient à la formule qui existait avant la réforme de la loi de l'assurance chômage en 1996, ce qui permettrait à plus de gens de pouvoir toucher de l'assurance emploi,  et les conservateurs rembourseraient les sommes détournées de la caisse d'assurance emploi.




La ville de Québec vit-elle une crise économique?

19 04 2009

Alors que l'on entends à tous les jours dans les nouvelles, qu'il y a eu tel nombre de pertes d'emplois, il semblerait que la région de Québec soit moins touchée par cette situation.

En me promenant  dans le vieux Québec cet après-midi, j'ai été assez surpris de voir tous les commerces, où il y avait dans la vitrine une affiche qui disait «Nous embauchons». Les emplois offerts allaient de vendeurs ou vendeuses dans des boutiques, jusqu'à des postes de serveurs/ses, cusiniers, et même des laveurs de vaisselle.

On peut croire que bon nombre de ces emplois seront comblés par des étudiants en  vacances, et on peut déjà parier, que certains restaurants connaîtront, encore cet été, des problèmes de personnel comme c'est arrivé l'an dernier, où certains restaurants avaient été contraints de diminuer les heures d'ouverture, ou encore fermer quelques jours, le temps de renouveler le personnel.

Pourtant quand je vais travailler, je pars souvent un peu plus tôt pour pouvoir me promener sur la rue St-Jean avant de commencer à travailler, et il n'est pas rare, que je croise des «quêteux» qui semblent en bonne santé, où encore des jeunes qui gagnent des sous en faisant du squeege, tout en touchant peut-être des prestatations d'aide sociale.

C'est certain que ce ne sont pas tous ces jeunes qui ont nécessairement les qualifications requises pour travailler comme cuisinier, ou encore comme serveur, mais rien n'empêcherait de forcer les jeunes qui sont aptes au travail et qui sont sur l'aide sociale à intégrer le marché du travail en travaillant comme cueilleurs de fraises ou encore en prenant un emploi de plongeur, un métier qui semble connaître un problème de «relève», si je dois me fier à ce que je vois à l'hôtel où je travaille.

Ça leur permettrait peut-être de se responsabiliser.




Monique Jérôme Forget part la sacoche pleine!

18 04 2009

Je viens d’apprendre sur le site de la «Ligue des contribuables du Québec», que l’ancienne ministre des finances Monique Jérôme-Forget va toucher une prime de départ de 146,000$, et c’est sans compter les différents montants qu’elle touchera des différents régimes de retraite du fédéral et du provincial.

La madame a vraiment la sacoche pleine!




Est-ce qu'on commence à voir la vraie nature de Obama?

30 01 2009

Après 9 jours de pouvoir, est-ce qu'on est en train de voir la vraie nature de Barack Obama? À l'instar de d'autres présidents avant lui, comme Richard Nixon qui a autorisé de bombarder secrètement le Cambodge, Obama autorise aujourd'hui l'armée américaine à bombarder certaines cibles au Pakistan qui sont considérées comme refuges des talibans, et on peut alors considérer ces bombardements comme étant une violation d'un territoire souverain, ce qui en droit international est considéré comme illégal.

Et en économie, il existe une clause dans son programme d'aide aux États-Unis, afin de «forcer les américains à utiliser uniquement de l'acier américain», et de s'en procurer ailleurs, seulement dans des cas où il n'y aurait pas assez d'acier de disponible aux USA.

On peut considérer cette décision comme étant du protectionnisme, même si le vice-président Joe Biden prétend que ça en est pas. Le plus inquiétant c'est de savoir que si on oblige les américains à acheter l'acier aux États-Unis, au lieu de profiter des avantages du taux de change, et de permettre aux américains d'acheter l'acier ailleurs, on peut alors craindre que les américains mettront peut-être d'autres taxes plus élevées, pour contrer l'entrée aux États-Unis de certains autres biens de consommation, comme le bois d'oeuvre, dans l'espoir de forcer les États-Unis à acheter américain.

Mais au fond, on pouvait s'attendre à une réaction similaire du président Obama, le Parti démocrate a toujours été plus protectionniste que le parti républicain, alors on ne peut s'étonner de cette nouvelle politique d'Obama. Il reste maintenant à voir si le Canada décidera lui aussi, à imposer certaines mesures protectionnistes à l'encontre des américains, et surtout à quoi peut-on s'attendre, si Obama décidait de rouvrir l'Alena avec le Canada.

En attendant, on peut seulement espérer que les mesures adoptées par les États-Unis ne feront pas trop mal aux travailleurs québécois.

Et je me demande aussi quelle sera la réaction de Harper, lui qui a toujours été la marionnette de Bush.




Les compagnies doivent expliquer comment elles dépensent l'aide qu'elles reçoivent des gouvernements

30 12 2008

Depuis le début de la crise financière, les compagnies américaines, que ce soient des banques où encore l'industrie automobile n'arrêtent pas de demander des sommes d'argent au gouvernement, c'est-à-dire l'argent des contribuables, pour leur sauver la vie.

Ce qui a été notamment le cas en septembre dernier, quand le gouvernement américain pour éviter la faillite de plusieurs banques, a décidé e dégager un montant de 700 milliards$ pour leur venir en aide.

Ce qui fait pas mal de 0 après le 7, c'est-a-dire onze 0, c'est inimaginable.

J'ai appris cette semaine de la commentatrice américaine  Rachel Maddow, que certaines banques américaines qui ont reçu certaines sommes d'argents provenant de l'enveloppe de 700 milliards d'aide du gouvernement américain, refusent d'indiquer aux journalistes combien d'argent de cette aide elles ont dépensé, de quelle façon elle a été dépensée, s'il y a une partie de cette aide qui a été mis dans l'épargne, où bien encore ce qu'elles entendent faire avec le reste de l'argent qu'elles ont obtenu du gouvernement!

Les banques refusent même de se départir de leurs jets privés, alors que l'industrie automobile doit s'en départir, si il veut avoir l'aide gouvernementale, donc, deux poids deux mesures.

On peut seulement espérer, que les dirigeants des banques utiliseront ces sommes d'argents è de bonnes fins, et qu'elles ne profiteront pas «des largesses» du gouvernement pour s'en mettre encore plus dans les poches.

Il faudra absolument que les compagnies et les banques qui reçoivent de l'aide gouvernementale, soient redevables, si pas devant les citoyens, qu'elles le soient au moins devant les parlementaires.




Quelle indécence des compagnies automobiles américaines?

20 11 2008

Les constructeurs automobiles GM et Ford annoncent qu'ils auront bientôt des problèmes de liquidités, et qu'ils risquent même de faire faillite, et se sont présentés devant le Congrès des États-Unis pour leur têter de l'argent des contribuables, pour sauver leurs entreprises.

Les dirigeants de ces entreprises font preuve d'indécence, considérant que pour rentabiliser leurs compagnies, ils ont dû faire des mises à pied massives, alors que les présidents de compagnie utilisent les jets privés pour voyager, comme ce fut le cas dernièrement, lorsque le président de GM qui a gagné 16 millions $ l'an dernier a pris le jet de la compagnie pour se rendre à Washington, coût de la facture 20 000$, alors que s'il avait pris un vol régulier, ça aurait coûté à la compagnie la modique somme de 288$ aller-retour.

Alors que le président de Ford utilise l'un des 8 jets de la compagnie pour voyager, tout comme son épouse.

Pour les responsables de Ford et de GM, les conditions de voyages de leurs présidents ne sont pas "négociables" car ils doivent voyager de cette façon.

Est-ce que le gouvernement américain doit alors donner de l'argent à ces compagnies? Pas évident à dire, le journaliste Pierre Duhamel a écrit un excellent article au sujet de la sauvegarde de GM où il fait une liste des oui et des non. Je n'aimerais pas être à la place des parlementaires américains qui vont prendre la décision.




200$ pour stimuler l'économie

12 11 2008

Dans le cadre de la campagne électorale, le PQ veut aider les gens qui ont perdu leur emploi à avoir un meilleur revenu et avoir la formation nécessaire pour se trouver un nouvel emploi; donner un crédit d'impôt pour aider la classe moyenne à payer leur hypothèque; et il veut même remettre aux gens qui touchent des chèques de remboursement de TVQ, un autre chèque au montant de 200$ afin "de stimuler la consommation, de rehausser la confiance des consommateurs et de soutenir les familles à plus faible revenu".

Cette mesure peut-être intéressante considérant qu'il y 48% des québécois qui ne paient pas d'impôts en raison qu'ils ont peu de revenu, mais je ne suis pas convaincu que ça permettra à ces gens de consommer plus, ces personnes seront peut-être plus intéressées à payer les dettes qu'elles ont déjà contractées peut-être même bien avant le déclenchement des élections.

Je serais tenté de faire une comparaison avec la
baisse d'impôts qu'il y a eu ce printemps aux États-Unis, et qui était destinée à stimuler l'économie  et qui allait permettre aux ménages américains d'avoir un chèque variant entre 600$ et 1,200$. Plusieurs croyaient que ces remboursements seraient utilisés pour consommer, mais à l'époque certains croyaient plutôt que la grande partie des sommes données aux ménages, serait surtout utilisée pour le rembousement de la dette et que seulement une infime partie serait utilisée pour faire des nouveaux achats.

Dans une autre ordre d'idée, je me rappelle qu'en 2000, le gouvernement libéral de
Paul Martin avait décidé de donner des chèques dont les montants variaient entre 125$ et 250$, afin d'aider les ménages à payer leur chauffage en raison du coût élevé du coût du chauffage.

Certains propriétaires sentant la bonne affaire, sont allés voir leurs locataires et leurs demandaient leurs chèques, parce qu'ils disaient que ça leurs coûtaient plus cher pour se chauffer, et les locataires craignant des représailles s'y soumettaient, même si c'était illégal, car il n'est pas possible de changer les conditions de location avant la fin du bail, et que les propriétaires pouvaient se rembourser seulement lors du renouvellement de bail.

On peut alors se demander si certains propriétaires ne seraient pas tentés d'abuser à nouveau les locataires, surtout ceux qui sont des cas de désinstitutionnalisation et qui ne sont pas capables de se défendre.




Mario Dumont veut privatiser Hydro-Québec

08 11 2008

Depuis déjà plusieurs années, on peut voir des articles ou encore des rapports préparés par l’Institut économique de Montréal, dans lesquels, il préconise des privatisations de certaines sociétés d‘État, comme ce fut le cas lors de la dernière grève des employés de la Société des alcools du Québec il y a à peine quelques années, ou bien encore en indiquant que le gouvernement pourrait faire une privatisation partielle d’Hydro-Québec, ce qui «aiderait grandement le processus de révision nécessaire du mandat d’Hydro-Québec, pour que sa fonction principale devienne celle de maximiser la valeur du capital de ses actionnaires en vendant toute l’électricité au prix de marché».

Cette idée a été reprise cette semaine par l’Action Démocratique de Mario Dumont, et il s’engage s’il est élu, de privatiser Hydro-Québec en mettant en vente 7,5% des actions de la société d‘État, ce qui permettrait selon l’ADQ d’empocher 10 milliards de dollars.

Le problème est que si effectivement Hydro-Québec était en partie privatisée, on peut supposer que les preneurs d’actions seront avant tout les bien nantis, ou encore les gestionnaires de certaines caisses de retraite, qui recherchent d’assurer un rendement maximum des placements, pour en faire bénéficier les futurs retraités et les retraités.

Pour se faire, ils pourraient au besoin faire des pressions sur Hydro-Québec, afin qu’ils augmentent leurs bénéfices, ce qui veut dire inévitablement des nouvelles hausses de tarifs d’Hydro-électricité, alors que la population québécois a déjà subi 6 augmentations des tarifs d’électricité depuis 2004, ce qui représente une hausse de 16,7%, après avoir bénéficié pendant plusieurs années des gels de tarifs sous le gouvernement de Bernard Landry.

Ce qui a fait dire au député péquiste Nicolas Girard, que le nombre de ménages qui a dû s’entendre avec Hydro-Québec pour le paiement de leurs factures d’électricité a augmenté considérablement depuis l’année 2004 en passant de 17,968 à 22,670 en 2007, alors que le nombre de clients qui se sont vus couper l’électricité a augmenté de 4,000 pour cette même période.

Malgré une telle situation, L’Institut économique de Montréal persiste et indique que le gouvernement pourrait aider les gens à faibles revenus ou encore certaines entreprises en leur donnant des subventions, ce qui veut dire une nouvelle bureaucratie, où l’on ignore toujours la forme que pourraient prendre ces subventions, et contrairement aux impôts, rien ne dit que ces subventions ne disparaîtront pas un jour.

P.S. En avril 2006, le prix moyen par kWh dans le secteur résidentiel était de 6,6¢ au Québec comparativement à 11,2¢ à Toronto, 19,2¢ à New York et 23,8¢ à Boston.




La radio-poubelle de Québec s'attaque encore aux assistés sociaux

04 11 2008

À la veille du déclenchement des élections provinciales, la ministre des finances Monique Jérôme-Forget a présenté son programme d'aide pour atténuer les problèmes reliés au ralentissement économique.

Parmi les mesures, il y en a une qui veut que l'on indexe les prestations d'aide sociale, ça n'a pas été long que la radio-poubelle à Québec, notamment Stéphane Gasse de la station CHOI-FM dénonce la décision de la ministre des finances en disant que les assistés sociaux n'avaient pas besoin de cette aide, qu'ils n'avaient pas perdu d'argent qui était investi dans les régimes de retraite ou autres.

L'animateur oublie que les hausses successives du prix du pétrole n'ont pas seulement eu un effet indésirable sur le prix de l'essence ou encore sur le prix du chauffage, mais elles ont eu également de l'effet dans le prix des paniers d'épiceries, alors que déjà depuis plusieurs années, l'indexation des prestations d'aide sociale a soit été indexée de moitié, où encore, elles ont eu une indexation moindre que celle accordée accordée par la Régie des rentes du Québec.

Et d'autre part, il semble oublier que plusieurs entreprises ont malheureusement dû mettre fin à leurs activités depuis quelques années,  à cause de la mondialisation et plusieurs des employés qui ont perdu leur emploi étaient souvent syndiqués, et avaient alors des régimes de retraite, et eux aussi ont également perdu de l'argent, et certains d'entre eux qui sont moindrement âgés et qui n'avaient pas droit au chômage où encore ne sont plus éligibles à l'assurance emploi, et qui ont de la difficulté à se trouver un nouvel emploi en raison de leur âge, doivent alors se tourner vers l'aide de dernier secours.




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